Conduire au Maroc est bien plus simple que sa réputation ne le laisse croire. Les autoroutes sont modernes, bien revêtues et peu fréquentées. Les complications sont toutes dans les détails, et ce sont le genre de choses qu'on n'apprend qu'en se trompant.

Les limitations de vitesse sont contrôlées, et les amendes tombent immédiatement

Les limites sont de 120 km/h sur autoroute, 100 sur les voies express, 60 à l'approche des agglomérations et 40 en ville. Les radars sont fréquents et la Gendarmerie encaisse les amendes sur place, en espèces. Une amende type va de 150 à 700 MAD. Demandez toujours le reçu.

Les contrôles sont une routine

La plupart du temps, on vous fera signe de passer. Si l'on vous arrête, présentez votre permis et le contrat de location, rangés tous deux dans la boîte à gants. C'est courtois et cela prend trente secondes.

Les ronds-points ne fonctionnent pas comme vous le pensez

Dans une grande partie du Maroc, les véhicules qui entrent sur le rond-point ont la priorité sur ceux qui y circulent déjà, soit l'inverse de la pratique européenne. Dans les faits, la règle est simple : passe celui qui est le plus engagé. Approchez lentement et cherchez le regard des autres conducteurs.

Le carburant

Le gazole coûte environ 11 MAD le litre et l'essence environ 13. Les stations sont partout sur les grands axes mais se font rares au sud de Ouarzazate : faites le plein avant de partir vers le désert.

La seule route à éviter une fois la nuit tombée

Le col du Tizi n'Tichka, entre Marrakech et Ouarzazate, est spectaculaire et parfaitement sûr de jour. La nuit, c'est une autre route : pas d'éclairage, pas de glissières par endroits, et des camions qui mordent sur la ligne centrale dans les virages sans visibilité. Quittez Marrakech avant midi.